Né en 1973 et interrompu en 1981, le Tour de France moto renaît en 2003 sous le nom du Moto Tour. Cette première édition du Moto Tour – qui deviendra ensuite le Dark Dog Moto Tour – est organisée par le groupe Option Organisation sous l’impulsion d’Éric de Seynes, son président, et de Marc Fontan, champion du monde d’Endurance et ex-pilote en Grand Prix 500 reconverti dans le développement d’épreuves moto.
Dominique Sarron, équipé d’une Yamaha YZF-R6 du parc presse Yamaha Motor France, va largement dominer cette course disputée sur 2 300 km. Le septuple vainqueur du Bol d’Or, au départ suite à une promesse faite à Marc Fontan, n’est pourtant pas venu pour gagner, mais il restera constamment aux avant-postes, alors que ses rivaux sont victimes de sortie de piste, tels Stéphane Coutelle et Manoel Delaval.
« Sportivement, cela a été une réussite, déclare Dominique Sarron. Il y avait beaucoup d’épreuves variées et le fait que le dernier jour plusieurs types de motos pouvaient encore l’emporter, prouve que cette course a été bien faite. Je pense que c’est vendredi que j’ai acquis ma victoire. J’ai vraiment attaqué, je suis même allé un peu au-delà de ce que je m’étais fixé. »
L’Auvergnat aura finalement géré sa course avec beaucoup d’expérience, entre son meilleur chrono sur la spéciale du Mans et sa vitesse dans le Sud-Est, entre le circuit d’Alès et le Mont Ventoux. Seul Serge Nuques, alors récent vainqueur de la Gilles Lalay Classique parviendra à lui donner la réplique, intouchable dans le Massif Central et en Ardèche. Il ne s’inclinera finalement que de 23 secondes et 604 millièmes sur sa Yamaha WR450F. Mais « Sergio » prendra sa revanche en 2004 et 2005, avant que Denis Bouan s’impose de 2006 à… 2013.