« Dés le début du projet XT500, nous avions pensé à construire une version route sur la même base pour l’Europe, se rappelle l’ingénieur japonais Sunji Tanaka, mais ce fut le marketing européen qui s’y opposa, convaincu que le temps du gros monocylindre quatre temps était à tout jamais fini. « Nous n’en vendrons que quelques dizaines » disaient-ils disaient-ils ». Têtu, Tanaka s’obstine et Yamaha lance la SR 500 sur le marché japonais en 1978. Pour la XT, l’accent avait été mis en priorité sur la fiabilité et la simplicité et sa carrière prouve le bien fondé de ces choix. Pour la SR, s’ajoutait un autre critère d’importance : la facilité d’usage. C’est pour cela furent développés l’allumage électronique et un ingénieux dispositif de décompresseur automatique par la suite repris sur tous les gros monocylindres quatre temps. « Pour l’anecdote, raconte Nakamura, ce génial dispositif naquit d’une vilaine entorse que se fit M. Morinaga, directeur technique de Yamaha Motor en démarrant un prototype… Priorité fut alors immédiatement donnée à la facilité de démarrage et au système antiretour ! » « Pour l’anecdote, raconte Nakamura, ce génial dispositif naquit d’une vilaine entorse que se fit M. Morinaga, directeur technique de Yamaha Motor en démarrant un prototype… Priorité fut alors immédiatement donnée à la facilité de démarrage et au système antiretour ! » L’image que va se forger Yamaha devra beaucoup au travail d’Atsushi Ishiyama, son designer, futur président de GK Dynamics. « La SR prit pour modèle la XS650 elle-même inspirée par les motos anglaises.» « La SR prit pour modèle la XS650 elle-même inspirée par les motos anglaises.»
Présentée à une réunion de concessionnaires aux Etats-Unis en 1975, mais commercialisée seulement trois ans plus tard, la SR500 peut être vue comme la version route de la populaire XT500. Son arrivée dans la gamme fut motivée par le souci de proposer une machine aux performances modernes, mais adoptant la silhouette d’une machine plus ancienne, à moteur 4-temps monocylindre. Avec trente-trois chevaux, un couple de 3,88 kgm à 5 500 tr/min et un poids de 150 kg, le roadster classique s’avère vif et maniable. Les accélérations sont franches dès les bas régimes et le fameux «coup de pied au cul », caractéristique de ce type de motorisation bien présent. La SR est équipée d’un carburateur de 34 mm à deux starters. Un pour le démarrage à froid et un pour celui effectué moteur chaud. Car mettre en route la SR qui ne possède qu’un kick de démarrage demande, comme pour la XT, un certain savoir-faire. Au niveau des équipements, la SR est mieux pourvue que la XT, avec un allumage électronique CDI. Sa ligne sympathique et ses coloris plaisent, mais la SR500 disparaît du catalogue français en 1981 en raison de la réforme du permis moto, au profit de la SR400, accessible avec le permis A2 ou A. Cette machine restera au catalogue jusqu’en 1982. La SR500 va cependant revenir en France entre 1992 et 1998 avec un frein avant à tambour. Il s’en vendra alors 1274 unités. La production de la SR500 se poursuivra jusqu’en 1999, tandis que la SR400 ne disparaîtra jamais du catalogue Yamaha dans l’Archipel japonais. En 2009, la SR est d’ailleurs présentée au Tokyo Motor Show en version ‘injection électronique’, une évolution qui lui permet de continuer sa carrière en version 400 cm3, dans un pays où elle reste particulièrement recherchée en raison de sa grande simplicité, excellente base à la personnalisation. En 2014, la SR400 est de retour en Europe, pour la plus grande joie des amateurs de motos classiques.
Sonorité moteur d’une SR400 (2012)
Moteur | monocylindre 4 temps, simple ACT, 2 soupapes |
Cylindrée | 499 cm3 |
Alésage x course | 87 x 84 mm |
Puissance | 33 ch à 6 500 tr/min |
Couple | 3,88 mkg à 5 500 tr/min |
Lubrification | carter sec |
Alimentation | Mikuni VM34SS |
Allumage | CDI |
Boîte de vitesses | 5 rapports |
Transmission secondaire | par chaîne |
Démarrage | kick starter |
Cadre | simple berceau tubulaire |
Suspension avant | fourche télescopique hydraulique, diam. 35 mm, déb. 150 mm |
Suspension arrière | bras oscillant, 2 amortisseurs, déb. 110 mm |
Frein avant | disque, diam. 298 mm |
Frein arrière | tambour simple came, diam. 150 mm |
Longueur hors-tout | 2 105 mm |
Largeur hors-tout | 910 mm |
Hauteur hors-tout | 1 140 mm |
Empattement | 1 400 mm |
Garde au sol | 165 mm |
Réservoir d’essence | 12 litres |
Réservoir d’huile | 2,4 litres |
Pneu avant | 3,50 x 19 |
Pneu arrière | 4,00 x 18 |
Poids | 150 kg |